Bidasse for outer space : Le Vieil homme et la guerre

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En avril dernier sortait le premier tome de Traquemort. Par lui, nous exprimions la joie que représentait l’occasion de mettre en place un partenariat avec nos confrères nantais de L’Atalante, prenant ainsi part à la vie éditoriale de titres que nous regardions jusque-là à distance avec le plus grand respect du monde. Nous poursuivons cette collaboration vertueuse, pour notre plus grand plaisir ainsi que le vôtre, avec la publication d’un monument de la science-fiction moderne.

« J’ai fait deux choses le jour de mes soixante-quinze ans : 
je suis allé sur la tombe de ma femme. Puis je me suis engagé. »

Avec sa plume incisive et percutante, certainement héritée de sa première vie de journaliste culturel, John Scalzi nous avait tapé dans l’oeil dès les toutes premières lignes du Vieil homme et la guerre. Un coup de foudre partagé par les amateurs de science-fiction intelligente et qui s’est transformé en amour
indéfectible au fil des romans exceptionnels qu’il n’a depuis eu de cesse de livrer, le prix Hugo qu’il a reçu en 2013 étant ainsi, en quelque sorte, le fruit de cette passion. Si vous êtes amateur de récits aux thématiques mordantes et de narrations d’orfèvres, vous ne tarderez pas à rejoindre le club ; nous vous
avons d’ailleurs gardé une petite place, près de la cheminée.

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Qui dit guerre dit besoin en chair à canon fraîche et c’est là que l’auteur nous assène une première claque avec son système d’enrôlement de seniors terriens dans une armée de conquête galactique. Fini le temps où la jeunesse était sacrifiée sous les drapeaux, dans le futur de Scalzi, il faut avoir au moins soixante-quinze ans pour devenir bidasse. Une occasion parfaite pour vivre une seconde jeunesse (au sens propre comme au figuré) et parcourir la galaxie, que John Perry va saisir, à la suite du décès de son épouse. Réintégrée dans un corps spécialement conçu pour le combat, la conscience de notre héros ne disparaît pas pour autant. Et c’est peut être bien là le problème.

C’est donc à travers des yeux âgés – mais naïfs face à la guerre et aux enjeux politiques – que vous découvrirez d’avenir imaginé par l’auteur, dans la droite lignée d’Étoiles, garde-à-vous ! de Robert A. Heinlein, le roman dont est tiré le génialissime Starship Troopers, ou de La Guerre éternelle de Joe Haldeman. Et là vous pourrez imaginer sans peine une autorité terrienne livrant des guerres aux quatre coins de la Galaxie pour satisfaire ses ambitions d’expansion colonialiste. Profondément humaniste, Scalzi ne cherche pas qu’à divertir, mais souhaite faire ressentir des émotions à ses lecteurs : l’excitation du voyage, l’inquiétude du premier assaut, la colère face à cet énorme gâchis en vies humaines. L’auteur dépeint chacune de ces situations d’une plume adéquate, c’est-à-dire avec humour, légèreté ou encore avec force. Mais toujours avec la puissance d’évocation qui est devenue sa marque de fabrique.

Le Vieil homme et la guerre sortira le 23 septembre prochain en poche, chez Milady. Et si vous vous sentez en veine, vous pouvez participer au concours organisé sur notre page Facebook pour gagner votre exemplaire !

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